Président : Vincent Gollain
(Agence Régionale de Développement)
Vice Présidente : Jamila Jaaidane
(Conseil Régional Ile-de-France)
Vice Président : Stéphane Jean
(Conseil Général de Seine-Saint-Denis)
Vice Présidente : Nathalie Verdeille
(Ville de Bondy)
Trésorière : Cécile Tréton
(Mairie de Paris)
Secrétaire : David Rozenberg
(Datagora)
Webmaster : Cédric Vassaux
(Conseil Général du Val de Marne)
Déléguée Générale : Patricia Auroy
(Consultante)
Conseiller : André Jaunay
(Conseil Régional d'Ile-de-France)
Une petite contribution très personnelles sur un "système productif local" dans le Jura Vaudois; le contexte est évidemment rural, mais la réussite assez fulgurante pour mériter réflexion.
Vallée de Joux (Suisse) : un district industriel informel
A50 km au nord de Genève et Lausanne, la Vallée de Joux est à 1000 mètres d'altitude, entre lacs, monts du Jura et forêts, une zone rurale assez particulière.
Avec quelques 6200 habitants dans 10 villages, elle se dépeuple, comme bien des zones périphériques. Mais, à l’inverse, elle gagne des emplois, garde des sièges sociaux de marques mondiales tandis que des entreprises se créent, la recherche se développe et la formation se renforce. Un paradoxe.
C’est que la vallée est le berceau de l'horlogerie mécanique
de haut de gamme
marques de l'horlogerie
depuis plus de deux siècles, abritant aujourd'hui des centres de production et les cellules spécialisées des plus prestigieuses
suisse (Audemars Piguet, Blancpain, Jaeger Le Coultre, Breguet). De nombreux ateliers se sont également créés dans les domaines de la microtechnique, de la micromécanique et de l'électronique et une diversification se profile dans certains secteurs de pointe tels que médical et aéronautique.
On y compte plus de 50 entreprises et une école technique réputée comme
centre de compétence
la micromécanique. Sans
des métiers de la microtechnique horlogère, de la bijouterie et de
organisation formelle, les entrepreneurs de la Vallée ont des réseaux extrêmement étroits de coopération, à l’intérieur de plusieurs cercles sociaux traditionnels, mais aussi de groupements politiques.
Et ils ont su attirer une main d’œuvre frontalière (car la France est à deux pas) qui compense la faiblesse de l’offre locale. Les communes du Doubs et du Jura voisins profitent évidemment fortement de ce dynamisme, non sans quelques inconvénients : car les entrepreneurs français, faute de payer des rémunérations comparables, ne trouvent guère de candidats.